Enjeux éducatifs en quartiers prioritaires
Les études nationales et internationales confirment que l’origine sociale et géographique influence encore fortement les trajectoires des enfants et des jeunes (1). Les inégalités se construisent dès l’école et se poursuivent tout au long du parcours des individus (2). Ainsi, 75 % des 25-34 ans dont au moins un parent est diplômé obtiennent un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 32 % pour ceux dont les parents n’ont pas terminé le deuxième cycle du secondaire (3).
L’importance de ce déterminisme social et éducatif pèse plus encore sur les quartiers politique de la ville. Les retards scolaires sont plus fréquents dans les territoires marqués par une importante précarité et plus d’un quart des jeunes de 15 à 29 ans ne sont ni scolarisés, ni emploi, ni en formation, contre 12 % hors QPV (4). Le quartier de résidence continue d’influencer les parcours des jeunes, un mécanisme appelé « effet quartier » (5).
Des dispositifs pour lutter contre les inégalités éducatives
Conscients des inégalités persistantes en matière d’éducation et de parcours, des dispositifs visant à mieux répondre aux besoins des enfants et jeunes en QPV ont été impulsés. Ils permettent de proposer à la fois un accompagnement adapté mais aussi de nouvelles méthodes de travail.
C’est le cas des Programmes de Réussite Educative (PRE), institués par la loi du 18 janvier 2005, et les Cité éducatives, mises en place en 2019. A différentes échelles, ces deux dispositifs privilégient une approche globale pour réduire les inégalités éducatives dans les QPV.